Le pire et le meilleur. Voilà ce à quoi doivent s'attendre les supporteurs de l'équipe de France engagée dans ce Championnat du monde. C'est là le constat que l'on voudrait ne pas croire définitif après la qualification des hommes de Claude Bergeaud en huitième de finale face à l'Angola (68-62). Au regard d'un premier tour, où les Bleus auront plus souvent versé dans le franchement médiocre que dans l'excellence, c'est déjà un progrès. Car, si tout ne fut pas parfait lors de ce choc entre les médaillés de bronze du dernier Euro et les Champions d'Afrique, révélation de ce tournoi, Diaw et ses coéquipiers auront offert quarante premières minutes susceptibles de rassurer.
A force d'entendre Claude Bergeaud leur répéter qu'ils avaient tout à craindre de ces Palancas Negras, capables d'emmener l'Allemagne de Nowitzki dans une troisième prolongation avant de rendre les armes en phase de poule, les Bleus avaient, semble-t-il, fini par enregistrer le message. Rentrés comme des morts de faim et forts d'une concentration de tous les instants en début de rencontre, les Tricolores semblaient retrouver le fil de leur jeu au meilleur moment. Un second acte nettement moins maîtrisée, où la fébrilité régna en maître dans les rangs, vient ternir cette belle impression de départ. L'objectif minimal de cette équipe de France, privée de son boss, Tony Parker, dans ce Mondial, n'en reste pas moins atteint. Les Tricolores sont dans le grand huit planétaire, un statut qui, au soir de la défaite face au Liban, avait tout d'illusoire...
Jeanneau, c'est beau !
A l'image d'une équipe de France de football méconnaissable durant son premier tour de la Coupe du monde en Allemagne avant de se retrouver en phase finale, les basketteurs français renouaient dimanche au coup d'envoi de ce premier match couperet avec ce qui fait leur force, à savoir une défense de fer qui laissait leurs adversaires totalement démunis. Pas un Bleu ne fait alors défaut dans ce formidable travail de sape de l'attaque angolaise, au point que les shooteurs africains ne parviennent à signer que trois malheureux paniers durant ce premier quart-temps (17-6). Le balai français en défense (une seule faute en dix minutes!, ndlr) pour mettre en échec la puissance offensive adverse enchante les supporteurs tricolores.
Un bonheur n'arrivant jamais seul, Aymeric Jeanneau, pourtant toujours handicapé par une tendinite aux adducteurs, donne le ton à trois points avec un premier panier primé. Meilleur homme du match, le futur meneur de l'Asvel, auteur de cinq points en cinq minutes et en serrant les dents, avait creusé le premier écart en faveur des Français (9-2, 5e).
Même si les Angolais parviennent à reprendre pied dans le second quart-temps, une réaction qui se matérialise par un rapproché à six points (21-15, 13e), la France mène bien son affaire, en dépit de quelques signes de relâchement. Boris Diaw, auteur de quatorze points au final, va au dunk et Mike Pietrus se refait une santé sur un tir à trois points bienvenu (28-17, 16e), imité dans la foulée par un Jeanneau déchaîné (34-17, 19e). A ce stade de la rencontre, la France a un pied et demi en quart de finale. C'est sans compter sur les errances de ces Bleus alternatifs. Un 7-0 angolais dans les deux dernières minutes précédant la pause dilapide une bonne partie du capital français ramené à dix unités à la mi-temps (34-24).
Forts de cet avertissement sans frais, les joueurs de Bergeaud, forts d'une nette supériorité au rebond et d'un pourcentage de réussite enfin digne de leur standing (46% au final), serrent le jeu à la reprise et profitent de leur avantage de taille sur les Angolais pour faire le plein à l'intérieur. Autre chaînon fort de ce bel ensemble, Mickaël Gelabale, omniprésent lors de ce rendez-vous, ne finira pas pour rien avec une ligne de stats première classe (14 pts, 6 rbds, à 6/9 aux tirs). Repassé au-dessus de la barre des dix points avant le dernier quart-temps (49-35), l'avantage des Bleus avait de quoi rassurer.
Fébriles, si fébriles...
Alors que l'entrée d'un Mamoutou Diarra, plein de culot à trois points (deux tirs primés en deux minutes) redonnait des ailes aux Français (55-40, 33e), tout s'effritait ou presque dans le money-time. Et le bénéfice de la belle confiance du Chalonnais, remplaçant de Parker, s'envolait, écrasé par un 9-0 angolais des plus inquiétants, en même temps que la défense française avait baissé de pied (55-49, 35e).
De nouveau six petits points d'avance et le spectre de l'élimination face à la Grèce en 2005, à l'Euro, de resurgir à Saitama! Un trois points salvateur de Gelabale, suivi d'une passe laser de Jeanneau, meilleur marqueur de la rencontre (16 pts, 2/3 à 3 points) à destination de Flo Pietrus semblaient enfin sceller le sort de ce match (60-49, 36e). Mais les Palancas Negras, derniers représentants du continent africain après la courte élimination du Nigéria un peu plus tôt face à l'Allemagne (77-78), refusaient la défaite. Une rare perte de balle de Jeanneau, deux lancers francs ratés de Weis et un panier à deux points plus bonus de Mingas donnaient le frisson (60-56, 40e) avant qu'une série gagnante de huit lancers francs, dont un six sur six de Jeanneau, ne libère enfin les Bleus. L'essentiel était acquis!
A force d'entendre Claude Bergeaud leur répéter qu'ils avaient tout à craindre de ces Palancas Negras, capables d'emmener l'Allemagne de Nowitzki dans une troisième prolongation avant de rendre les armes en phase de poule, les Bleus avaient, semble-t-il, fini par enregistrer le message. Rentrés comme des morts de faim et forts d'une concentration de tous les instants en début de rencontre, les Tricolores semblaient retrouver le fil de leur jeu au meilleur moment. Un second acte nettement moins maîtrisée, où la fébrilité régna en maître dans les rangs, vient ternir cette belle impression de départ. L'objectif minimal de cette équipe de France, privée de son boss, Tony Parker, dans ce Mondial, n'en reste pas moins atteint. Les Tricolores sont dans le grand huit planétaire, un statut qui, au soir de la défaite face au Liban, avait tout d'illusoire...
Jeanneau, c'est beau !
A l'image d'une équipe de France de football méconnaissable durant son premier tour de la Coupe du monde en Allemagne avant de se retrouver en phase finale, les basketteurs français renouaient dimanche au coup d'envoi de ce premier match couperet avec ce qui fait leur force, à savoir une défense de fer qui laissait leurs adversaires totalement démunis. Pas un Bleu ne fait alors défaut dans ce formidable travail de sape de l'attaque angolaise, au point que les shooteurs africains ne parviennent à signer que trois malheureux paniers durant ce premier quart-temps (17-6). Le balai français en défense (une seule faute en dix minutes!, ndlr) pour mettre en échec la puissance offensive adverse enchante les supporteurs tricolores.
Un bonheur n'arrivant jamais seul, Aymeric Jeanneau, pourtant toujours handicapé par une tendinite aux adducteurs, donne le ton à trois points avec un premier panier primé. Meilleur homme du match, le futur meneur de l'Asvel, auteur de cinq points en cinq minutes et en serrant les dents, avait creusé le premier écart en faveur des Français (9-2, 5e).
Même si les Angolais parviennent à reprendre pied dans le second quart-temps, une réaction qui se matérialise par un rapproché à six points (21-15, 13e), la France mène bien son affaire, en dépit de quelques signes de relâchement. Boris Diaw, auteur de quatorze points au final, va au dunk et Mike Pietrus se refait une santé sur un tir à trois points bienvenu (28-17, 16e), imité dans la foulée par un Jeanneau déchaîné (34-17, 19e). A ce stade de la rencontre, la France a un pied et demi en quart de finale. C'est sans compter sur les errances de ces Bleus alternatifs. Un 7-0 angolais dans les deux dernières minutes précédant la pause dilapide une bonne partie du capital français ramené à dix unités à la mi-temps (34-24).
Forts de cet avertissement sans frais, les joueurs de Bergeaud, forts d'une nette supériorité au rebond et d'un pourcentage de réussite enfin digne de leur standing (46% au final), serrent le jeu à la reprise et profitent de leur avantage de taille sur les Angolais pour faire le plein à l'intérieur. Autre chaînon fort de ce bel ensemble, Mickaël Gelabale, omniprésent lors de ce rendez-vous, ne finira pas pour rien avec une ligne de stats première classe (14 pts, 6 rbds, à 6/9 aux tirs). Repassé au-dessus de la barre des dix points avant le dernier quart-temps (49-35), l'avantage des Bleus avait de quoi rassurer.
Fébriles, si fébriles...
Alors que l'entrée d'un Mamoutou Diarra, plein de culot à trois points (deux tirs primés en deux minutes) redonnait des ailes aux Français (55-40, 33e), tout s'effritait ou presque dans le money-time. Et le bénéfice de la belle confiance du Chalonnais, remplaçant de Parker, s'envolait, écrasé par un 9-0 angolais des plus inquiétants, en même temps que la défense française avait baissé de pied (55-49, 35e).
De nouveau six petits points d'avance et le spectre de l'élimination face à la Grèce en 2005, à l'Euro, de resurgir à Saitama! Un trois points salvateur de Gelabale, suivi d'une passe laser de Jeanneau, meilleur marqueur de la rencontre (16 pts, 2/3 à 3 points) à destination de Flo Pietrus semblaient enfin sceller le sort de ce match (60-49, 36e). Mais les Palancas Negras, derniers représentants du continent africain après la courte élimination du Nigéria un peu plus tôt face à l'Allemagne (77-78), refusaient la défaite. Une rare perte de balle de Jeanneau, deux lancers francs ratés de Weis et un panier à deux points plus bonus de Mingas donnaient le frisson (60-56, 40e) avant qu'une série gagnante de huit lancers francs, dont un six sur six de Jeanneau, ne libère enfin les Bleus. L'essentiel était acquis!