ITALIE - FRANCE
Deux murs face à face à Berlin. Deux blocs. Deux organisations. Voilà les données brutes de la finale de la Coupe du monde entre l'Italie et la France, ce dimanche à 20 heures, sur la pelouse du colossal Olympiastadion de Berlin. Deux équipes dont la solidité défensive aura été le point fort tout au long de la compétition. L'enjeu est tel, la Coupe du monde à l'issue des 90 minutes (voire 120), qu'il est difficile d'imaginer une finale totalement débridée. Autant dire, comme le lâchait Willy Sagnol dans une boutade, que cette finale n'aura pas grand-chose à voir avec un match amical Brésil-Argentine !
Pour Aimé Jacquet, l'entraîneur des champions du monde de 1998, aujourd'hui Directeur technique national, "c'est l'équipe qui aura le plus de lucidité, de sérénité, qui fera la différence". Raymond Domenech, qui semble marcher sur ses traces, ne dit pas autre chose. Si les Bleus sont apparus fatigués à l'issue de leur demi-finale contre le Portugal, c'était seulement dans les jambes et ce n'est pas sur ce point que se jouera le titre mondial : "Quand on joue une finale, il n'y a pas d'usure psychologique. Le mental a fait la différence dans tous les matches. C'est la foi qui fera encore la différence."
Le sélectionneur, qui depuis sa prise de fonction, a toujours voulu regarder seulement vers l'avant, compte, une fois n'est pas coutume, sur l'expérience de ceux qui ont déjà vécu ces grands moments. "Ceux qui étaient là en 1998 doivent diffuser autour d'eux de la sérénité", explique-t-il. Pour que les heures qui précèdent ce match si important soient vécues sans stress, toujours selon le rituel habituel, afin d'en dédramatiser l'importance.
L'histoire d'une reconquête
Les observateurs, à l'heure d'imaginer à quoi pourra bien ressembler cette dix-huitième finale de Coupe du monde, se tournent naturellement vers les statistiques. Qui sont favorables à l'équipe de France, comme face à l'Espagne, au Brésil ou au Portugal... Les Bleus n'ont en effet plus perdu en compétition officielle face à la Squadra Azzurra depuis 1978. Depuis, il y a eu deux succès en Coupe du monde, au Mexique et en France et la finale de l'Euro 2000 à Rotterdam. Et puis, la France, c'est une réalité, n'a jamais perdu une finale : Euro 1984, Mondial 1998, Euro 2000, Coupe des confédérations 2001 et 2003...
C'est évidemment la finale de 1998 qui est dans toutes les têtes en France et qui passe pour la référence, l'exemple à suivre, huit ans après. Une finale qui, il est vrai, avait été parfaitement maîtrisée face au Brésil avec à la clé un score sans appel, devenu un tube dans l'Hexagone. Peut-être vaut-il mieux avoir en tête l'autre finale référence, celle de l'Euro 2000, justement acquise aux dépens de l'Italie. Une finale cette fois étouffante, un match à suspense au dénouement complètement fou avec un retournement de situation dans les dernières minutes grâce à Wiltord et Trezeguet. Mais sans doute Raymond Domenech estime-t-il préférable d'oublier ces deux moments glorieux du football français pour encourager ses hommes à écrire leur propre histoire, avec leurs propres mots.
Car cette équipe de France-là, celle de l'été 2006, si elle porte toujours en elle ces souvenirs merveilleux incarnés par les guides que sont Zidane, Thuram ou Barthez, a bâti sa propre légende. Celle d'une incroyable résurrection. Celle d'une équipe que l'on disait à bout de souffle et à cours d'idées et qui a retrouvé en Allemagne les vertus essentielles qui font les plus belles réussites et les plus belles histoires. En se persuadant que c'était simplement possible par la solidarité et le sacrifice de chacun pour le bien commun, cette équipe de France a retrouvé une âme comme par miracle. Après avoir reconquis les c½urs en France, il reste à ses 23 hommes, unis à jamais par cette aventure extraordinaire, à reconquérir le monde pour un nouveau jour de gloire.
Pour Aimé Jacquet, l'entraîneur des champions du monde de 1998, aujourd'hui Directeur technique national, "c'est l'équipe qui aura le plus de lucidité, de sérénité, qui fera la différence". Raymond Domenech, qui semble marcher sur ses traces, ne dit pas autre chose. Si les Bleus sont apparus fatigués à l'issue de leur demi-finale contre le Portugal, c'était seulement dans les jambes et ce n'est pas sur ce point que se jouera le titre mondial : "Quand on joue une finale, il n'y a pas d'usure psychologique. Le mental a fait la différence dans tous les matches. C'est la foi qui fera encore la différence."
Le sélectionneur, qui depuis sa prise de fonction, a toujours voulu regarder seulement vers l'avant, compte, une fois n'est pas coutume, sur l'expérience de ceux qui ont déjà vécu ces grands moments. "Ceux qui étaient là en 1998 doivent diffuser autour d'eux de la sérénité", explique-t-il. Pour que les heures qui précèdent ce match si important soient vécues sans stress, toujours selon le rituel habituel, afin d'en dédramatiser l'importance.
L'histoire d'une reconquête
Les observateurs, à l'heure d'imaginer à quoi pourra bien ressembler cette dix-huitième finale de Coupe du monde, se tournent naturellement vers les statistiques. Qui sont favorables à l'équipe de France, comme face à l'Espagne, au Brésil ou au Portugal... Les Bleus n'ont en effet plus perdu en compétition officielle face à la Squadra Azzurra depuis 1978. Depuis, il y a eu deux succès en Coupe du monde, au Mexique et en France et la finale de l'Euro 2000 à Rotterdam. Et puis, la France, c'est une réalité, n'a jamais perdu une finale : Euro 1984, Mondial 1998, Euro 2000, Coupe des confédérations 2001 et 2003...
C'est évidemment la finale de 1998 qui est dans toutes les têtes en France et qui passe pour la référence, l'exemple à suivre, huit ans après. Une finale qui, il est vrai, avait été parfaitement maîtrisée face au Brésil avec à la clé un score sans appel, devenu un tube dans l'Hexagone. Peut-être vaut-il mieux avoir en tête l'autre finale référence, celle de l'Euro 2000, justement acquise aux dépens de l'Italie. Une finale cette fois étouffante, un match à suspense au dénouement complètement fou avec un retournement de situation dans les dernières minutes grâce à Wiltord et Trezeguet. Mais sans doute Raymond Domenech estime-t-il préférable d'oublier ces deux moments glorieux du football français pour encourager ses hommes à écrire leur propre histoire, avec leurs propres mots.
Car cette équipe de France-là, celle de l'été 2006, si elle porte toujours en elle ces souvenirs merveilleux incarnés par les guides que sont Zidane, Thuram ou Barthez, a bâti sa propre légende. Celle d'une incroyable résurrection. Celle d'une équipe que l'on disait à bout de souffle et à cours d'idées et qui a retrouvé en Allemagne les vertus essentielles qui font les plus belles réussites et les plus belles histoires. En se persuadant que c'était simplement possible par la solidarité et le sacrifice de chacun pour le bien commun, cette équipe de France a retrouvé une âme comme par miracle. Après avoir reconquis les c½urs en France, il reste à ses 23 hommes, unis à jamais par cette aventure extraordinaire, à reconquérir le monde pour un nouveau jour de gloire.


