FRANCE 1 - 0 PORTUGAL
La deuxieme demi-finale de la coupe du monde FIFA oppposée hier soir La France et le Portugal.Huit ans après la coupe du monde 1998 remporté par la France,Zizou retrouvera donc une deuxieme fois la Finale car hier les Bleus l'ont emportés 1-0.Cette fois ci a Berlin et contre l'ITALIE qui a battu l'ALLEMAGNE 2-0 en demi-finale l'équipe de FRANCE peut allée une deuxieme fois au bout de son rêve.Le but inscrit par Zidane est un penalty provoqué par Thierry Henry.
Le point fort
1998 avait été pour l'équipe de France la victoire d'un système défensif. Face à l'Espagne et au Brésil, les Tricolores avaient su allier la compacité de leur bloc à une capacité évidente à se propulser vers l'avant, au point de parvenir par deux fois à détruire l'organisation tactique adverse. Mercredi, face aux Lusitaniens, la parole était de nouveau à une défense infranchissable, monolithique, invaincue dans le jeu depuis maintenant plus de quatre matches et organisée autour de Monsieur Lilian Thuram. Le potentiel offensif reconnu du Portugal, à défaut de s'être véritablement exprimé jusqu'à présent, n'aura jamais existé au c½ur de ce bloc magnifique de solidarité mais surtout d'efficacité.
Alors qu'avec six Français, dont trois pièces maîtresses de la défense, sous la menace d'une suspension, en cas d'avertissement, on craignait de voir les Bleus baissaient, même inconsciemment, de pied dans le combat, Thuram et les siens n'auront rien lâché. Jamais. Au point que la pression offensive portugaise finira par se muer en une bien mauvaise propension à plonger dans la surface, avec un roi de la filouterie nommé Ronaldo aussi roublard qu'il est talentueux.
Le Déroulement du Match
Le moment où tout bascule: Henry accroché par Ricardo Carvalho!De l'impuissance portugaise née de cette prise d'avantage, si précieuse, à la demi-heure de jeu quand, alors que les Bleus subissaient depuis de longues minutes les coups de boutoir d'un tandem Cristiano Ronaldo-Luis Figo déchaîné, Thierry Henry provoquait l'irréparable de la part de son garde du corps Ricardo Carvalho. Sur un crochet imparable au c½ur de la surface de Ricardo, le défenseur de Chelsea avait le geste mortel. Un mauvais réflexe, un pied accroché, un balayage fatal, un dixième de seconde, une éternité! M. Larrionda, impeccable dans ce combat terrible et donc parfois biaisé, indiquait le point de penalty! Comme à l'Euro 2000, Zinédine Zidane se retrouvait investi de la plus grande responsabilité qui soit. Un pas d'élan, un seul, suffisait pourtant au meneur de jeu des Bleus pour placer un ballon hors de portée d'un Ricardo parti du bon côté (1-0, 33e).
Un trésor que ce but inscrit, il faut bien le dire, contre le cours du jeu. Le grand balai défensif des Bleus pouvait dès lors prendre possession de la pelouse de l'Allianz Arena. Même si un Eric Abidal, le plus jeune élément de ce bloc défensif, passait lui à côté de son match, Thuram, énorme de précision au marquage de Pauleta ou en tour de contrôle du jeu aérien, Sagnol, paratonnerre parfait pour maîtriser les éclairs de Ronaldo, Makelele et Vieira, omniprésents dans l'entrejeu surchargé par la présence des Deco et autres Maniche, tous étaient parfaits et d'une propreté invraisemblable avec seulement six fautes commises durant ces quarante-cinq premières minutes!
Il y en aura d'autres, mais toutes empruntes d'une maîtrise exceptionnelle qui incitera l'arbitre à ne sortir qu'un seul carton jaune à destination d'un attaquant nommé Louis Saha, entré en jeu en fin de match et qui, outre une dernière passe mal assurée qui aurait pu coûter très cher, commettra la faute de trop, synonyme de suspension pour la finale. Une seconde période sous haute tension, débutée dans le bon sens par Henry (47e) et Ribéry (48e), aux avants-postes dès la reprise. Un feu de paille en vérité car la pression portugaise reprenait de plus belle. Pauleta, si prolifique face à Barthez en L1, ne trouvait que le petit filet du portier français (52e). A partir de cet instant, la France entière entrait en apnée...
En un curieux mimétisme...
Après Raul et Ronaldo, Zizou envoie une autre star à la retraite.Le seul contre tricolore digne de ce nom, un trois contre deux, initié par Ribéry, achoppait sur une transmission mal maîtrisée par Zidane à destination d'Henry (55e). La prolongation disputée par Figo et ses coéquipiers face à l'Angleterre pesait de plus en plus dans les jambes portugaises, mais la possession restait dramatiquement propriété des Lusitaniens. Jusqu'à ce frisson monumental quand le coup-franc longue distance de Ronaldo était mal capté par Barthez, auteur d'une manchette coupable. La reprise de la tête de Figo ratait le but vide, pour le plus grand bonheur des supporters tricolores (77e). Les quatre minutes d'arrêts de jeu décrétées prolongeaient le calvaire des Bleus désormais arc-boutés sur leur but. La frappe de Meira au-dessus (91e), puis le centre de Nuno Valente devant le but étaient autant de supplices (92e) pour Domenech qui, depuis la touche, tenait comme un beau diable le bras de fer, teinté d'intox, imposé par Scolari et le banc portugais. Même le gardien Ricardo montait sur le dernier corner, les Bleus se dégageaient, mais le portier portugais remettait dans le paquet d'une reprise acrobatique (93e). En vain!
La France tenait son Graal! Des Bleus qui aiment le mimétisme. Poussé à son extrême. En une étonnante similitude de parcours, voilà l'équipe de France, admirable de solidarité, qui reproduit à l'identique son chemin victorieux de l'Euro 2000: Espagne, puis Portugal, terrassés de la même manière, penalty en prime pour Zidane, le tout, Coupe du monde oblige, serti d'un exploit inscrit à jamais pour l'histoire face au Brésil. Avec comme même conclusion, un match à jouer pour le titre face à l'Italie. Toute la France ne rêve aujourd'hui que du même dénouement! Avant cela, place à quatre jours de bonheur.
Pour cela, déjà, merci les Bleus!
megasports
La deuxieme demi-finale de la coupe du monde FIFA oppposée hier soir La France et le Portugal.Huit ans après la coupe du monde 1998 remporté par la France,Zizou retrouvera donc une deuxieme fois la Finale car hier les Bleus l'ont emportés 1-0.Cette fois ci a Berlin et contre l'ITALIE qui a battu l'ALLEMAGNE 2-0 en demi-finale l'équipe de FRANCE peut allée une deuxieme fois au bout de son rêve.Le but inscrit par Zidane est un penalty provoqué par Thierry Henry.
Le point fort
1998 avait été pour l'équipe de France la victoire d'un système défensif. Face à l'Espagne et au Brésil, les Tricolores avaient su allier la compacité de leur bloc à une capacité évidente à se propulser vers l'avant, au point de parvenir par deux fois à détruire l'organisation tactique adverse. Mercredi, face aux Lusitaniens, la parole était de nouveau à une défense infranchissable, monolithique, invaincue dans le jeu depuis maintenant plus de quatre matches et organisée autour de Monsieur Lilian Thuram. Le potentiel offensif reconnu du Portugal, à défaut de s'être véritablement exprimé jusqu'à présent, n'aura jamais existé au c½ur de ce bloc magnifique de solidarité mais surtout d'efficacité.
Alors qu'avec six Français, dont trois pièces maîtresses de la défense, sous la menace d'une suspension, en cas d'avertissement, on craignait de voir les Bleus baissaient, même inconsciemment, de pied dans le combat, Thuram et les siens n'auront rien lâché. Jamais. Au point que la pression offensive portugaise finira par se muer en une bien mauvaise propension à plonger dans la surface, avec un roi de la filouterie nommé Ronaldo aussi roublard qu'il est talentueux.
Le Déroulement du Match
Le moment où tout bascule: Henry accroché par Ricardo Carvalho!De l'impuissance portugaise née de cette prise d'avantage, si précieuse, à la demi-heure de jeu quand, alors que les Bleus subissaient depuis de longues minutes les coups de boutoir d'un tandem Cristiano Ronaldo-Luis Figo déchaîné, Thierry Henry provoquait l'irréparable de la part de son garde du corps Ricardo Carvalho. Sur un crochet imparable au c½ur de la surface de Ricardo, le défenseur de Chelsea avait le geste mortel. Un mauvais réflexe, un pied accroché, un balayage fatal, un dixième de seconde, une éternité! M. Larrionda, impeccable dans ce combat terrible et donc parfois biaisé, indiquait le point de penalty! Comme à l'Euro 2000, Zinédine Zidane se retrouvait investi de la plus grande responsabilité qui soit. Un pas d'élan, un seul, suffisait pourtant au meneur de jeu des Bleus pour placer un ballon hors de portée d'un Ricardo parti du bon côté (1-0, 33e).
Un trésor que ce but inscrit, il faut bien le dire, contre le cours du jeu. Le grand balai défensif des Bleus pouvait dès lors prendre possession de la pelouse de l'Allianz Arena. Même si un Eric Abidal, le plus jeune élément de ce bloc défensif, passait lui à côté de son match, Thuram, énorme de précision au marquage de Pauleta ou en tour de contrôle du jeu aérien, Sagnol, paratonnerre parfait pour maîtriser les éclairs de Ronaldo, Makelele et Vieira, omniprésents dans l'entrejeu surchargé par la présence des Deco et autres Maniche, tous étaient parfaits et d'une propreté invraisemblable avec seulement six fautes commises durant ces quarante-cinq premières minutes!
Il y en aura d'autres, mais toutes empruntes d'une maîtrise exceptionnelle qui incitera l'arbitre à ne sortir qu'un seul carton jaune à destination d'un attaquant nommé Louis Saha, entré en jeu en fin de match et qui, outre une dernière passe mal assurée qui aurait pu coûter très cher, commettra la faute de trop, synonyme de suspension pour la finale. Une seconde période sous haute tension, débutée dans le bon sens par Henry (47e) et Ribéry (48e), aux avants-postes dès la reprise. Un feu de paille en vérité car la pression portugaise reprenait de plus belle. Pauleta, si prolifique face à Barthez en L1, ne trouvait que le petit filet du portier français (52e). A partir de cet instant, la France entière entrait en apnée...
En un curieux mimétisme...
Après Raul et Ronaldo, Zizou envoie une autre star à la retraite.Le seul contre tricolore digne de ce nom, un trois contre deux, initié par Ribéry, achoppait sur une transmission mal maîtrisée par Zidane à destination d'Henry (55e). La prolongation disputée par Figo et ses coéquipiers face à l'Angleterre pesait de plus en plus dans les jambes portugaises, mais la possession restait dramatiquement propriété des Lusitaniens. Jusqu'à ce frisson monumental quand le coup-franc longue distance de Ronaldo était mal capté par Barthez, auteur d'une manchette coupable. La reprise de la tête de Figo ratait le but vide, pour le plus grand bonheur des supporters tricolores (77e). Les quatre minutes d'arrêts de jeu décrétées prolongeaient le calvaire des Bleus désormais arc-boutés sur leur but. La frappe de Meira au-dessus (91e), puis le centre de Nuno Valente devant le but étaient autant de supplices (92e) pour Domenech qui, depuis la touche, tenait comme un beau diable le bras de fer, teinté d'intox, imposé par Scolari et le banc portugais. Même le gardien Ricardo montait sur le dernier corner, les Bleus se dégageaient, mais le portier portugais remettait dans le paquet d'une reprise acrobatique (93e). En vain!
La France tenait son Graal! Des Bleus qui aiment le mimétisme. Poussé à son extrême. En une étonnante similitude de parcours, voilà l'équipe de France, admirable de solidarité, qui reproduit à l'identique son chemin victorieux de l'Euro 2000: Espagne, puis Portugal, terrassés de la même manière, penalty en prime pour Zidane, le tout, Coupe du monde oblige, serti d'un exploit inscrit à jamais pour l'histoire face au Brésil. Avec comme même conclusion, un match à jouer pour le titre face à l'Italie. Toute la France ne rêve aujourd'hui que du même dénouement! Avant cela, place à quatre jours de bonheur.
Pour cela, déjà, merci les Bleus!
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